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La fumée des parfums

 

I. Les premiers holocaustes

 

II. Les principaux sacrifices apportant un parfum apaisant

1. Les holocaustes

2. Les sacrifices d'expiations

3. Les sacrifices d'actions de grâces

 

III. L'offrande des parfums

1. Les parfums brûlaient chaque jour devant le témoignage

2. Le parfum lors de la fête de l'expiation

3. La parfum comme moyen d'expiation

 

IV. Les parfums dans le livre de l'Apocalypse

1. Les coupes de parfums

2. La fumée des parfums

 

V. La prière voulue de Dieu

1. La prière est une forme d'abandon total à Dieu

2. La prière et le pardon

3. La prière de louange

4. L'aide à la prière

 

La fumée des parfums

 

I. Les premiers holocaustes :

 

Le parfum est mentionné pour la première fois dans la Bible lorsque Noé offre des holocaustes à Dieu :


 20 "Noé éleva un autel pour le SEIGNEUR. Il prit de tout bétail pur, de tout oiseau pur et il offrit des holocaustes sur l'autel. 21 Le SEIGNEUR respira le parfum apaisant et se dit en lui-même : « Je ne maudirai plus jamais le sol à cause de l'homme. Certes, le cœur de l'homme est porté au mal dès sa jeunesse, mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l'ai fait. 22 Tant que la terre durera, semailles et moissons, froid et chaleur, été et hiver, jour et nuit jamais ne cesseront. » 1 Dieu bénit Noé et ses fils, il leur dit : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre." (Genèse 8.20 à 9.1 TOB)

 

Note : la plupart des Bibles traduisent "parfum apaisant" par "agréable odeur"

 

Ce texte du livre de la Genèse ne mentionne aucune parole de Noé lorsqu'il offrit ses sacrifices à Dieu.

 

Les hommes avaient déjà pris l'habitude de s'adresser à Dieu sous forme d'invocation cela est mentionné dans Genèse 4.26 "C'est alors que l'on commença à invoquer le nom de l'Eternel."

 

Avec Abraham, l'invocation de l'Eternel est clairement associée aux sacrifices :

 

"Il [Abraham] se transporta de là vers la montagne, à l'orient de Béthel, et il dressa ses tentes, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient. Il bâtit encore là un autel à l'Eternel, et il invoqua le nom de l'Eternel." (Genèse 12.8) 

 

Noé a-t-il invoqué Dieu ? On ne le saura pas ! Cependant on peut constater que Dieu n'est pas resté sans réaction devant les sacrifices de Noé, il a répondu :

 

- Dieu s'est engagé à ne plus maudire le sol à cause de l'homme et à ne plus frapper tous les vivants comme il vient de le faire.

 

- Dieu a béni Noé et ses fils.

 

II. Les principaux sacrifices apportant un parfum apaisant :

 

1. Les holocaustes :


"Tu feras fumer tout le bélier à l'autel. C'est un holocauste pour le SEIGNEUR, c'est le parfum apaisant d'un mets consumé pour le SEIGNEUR." (Exode 29.18 TOB)

 

Ce texte nous présente l'origine de l'expression "la fumée des parfums". Dans l'holocauste, l'animal sacrifié était entièrement fumé (ou brûlé) sur l'autel.

 

Ce sacrifice représente un don total, celui qui l'offrait ne recevait rien. Le sacrificateur qui avait officié recevait la peau de l'animal : "Le sacrificateur qui offrira l'holocauste de quelqu'un aura pour lui la peau de l'holocauste qu'il a offert." (Lévitique 7.8)

 

L'holocauste était parfois associé à une requête :

 

"Les Philistins apprirent que les enfants d'Israël s'étaient assemblés à Mitspa, et les princes des Philistins montèrent contre Israël. A cette nouvelle, les enfants d'Israël eurent peur des Philistins et ils dirent à Samuel : Ne cesse point de crier pour nous à l'Eternel, notre Dieu, afin qu'il nous sauve de la main des Philistins. Samuel prit un agneau de lait, et l'offrit tout entier en holocauste à l'Eternel. Il cria à l'Eternel pour Israël, et l'Eternel l'exauça." (1 Samuel 7.7-9)

 

2. Les sacrifices d'expiations :

 

"Toutes les parties grasses, il les détache, comme on les détache lors du sacrifice de paix, et le prêtre les fait fumer à l'autel en parfum apaisant pour le SEIGNEUR. Quand le prêtre a fait sur le coupable le rite d'absolution, il lui est pardonné." (Lévitique 4.31 TOB) 

 

Grâce au sacrifice d'expiation, le pécheur recevait le pardon des péchés qu'il avait commis.

 

3. Les sacrifices d'actions de grâces :

 

11 "Voici la loi du sacrifice d'actions de grâces, qu'on offrira à l'Eternel. 12 Si quelqu'un l'offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice d'actions de grâces, des gâteaux sans levain pétris à l'huile, des galettes sans levain arrosées d'huile, et des gâteaux de fleur de farine frite et pétris à l'huile. 13 A ces gâteaux il ajoutera du pain levé pour son offrande, avec son sacrifice de reconnaissance et d'actions de grâces. 14 On présentera par élévation à l'Eternel une portion de chaque offrande ; elle sera pour le sacrificateur qui a répandu le sang de la victime d'actions de grâces.

20  Tout homme pur peut manger de la chair ; mais celui qui, se trouvant en état d'impureté, mangera de la chair du sacrifice d'actions de grâces qui appartient à l'Eternel, celui-là sera retranché de son peuple." (Lévitique 7.11-14, 20)

 

Le sacrifice d'actions de grâces est aussi appelé sacrifice de paix. Il est associé au sacrifice de reconnaissance ou de louange.

 

Ce sacrifice exprime l'idée de communion, une part revenait à Dieu, celle-ci était fumée sur l'autel (Lévitique 4.31), le sacrificateur recevait une part du sacrifice (Lévitique 7.14). La viande de ce sacrifice pouvait être partagée (Lévitique 7.20) avec d'autres personnes.


"Jacob offrit un sacrifice sur la montagne, et il invita ses frères à manger ; ils mangèrent donc, et passèrent la nuit sur la montagne." (Genèse 33.54)

 

III. L'offrande des parfums :

 

 « Puis tu feras un autel où faire fumer le parfum ; tu le feras en bois d'acacia." (Exode 30.1) 

 

1. Les parfums brûlaient chaque jour devant le témoignage :

 

A l'intérieur du tabernacle, l'autel des parfums était placé devant l'arche du témoignage :

"Tu placeras l'autel d'or pour le parfum devant l'arche du témoignage." (Exode 40.5)

Lors de la dédicace de l'autel, les 12 princes d'Israël apportèrent chacun "une coupe d'or pleine de parfum" (Nombre 7. 14, 86)

 

Aaron devait faire fumer le parfum tous les matins et tous les soirs :

"Aaron y fera fumer le parfum à brûler ; matin après matin, quand il arrangera les lampes, il le fera fumer." (Exode 30.7 TOB)

 

L'autel des parfums se trouvait ainsi au centre même du tabernacle. Le tabernacle étant la demeure de Dieu (Exode 25.8).

 

2. Le parfum lors de la fête de l'expiation :

 

Le sacrificateur devait aussi faire fumer le parfum lorsqu'il entrait dans le lieu très saint du sanctuaire, le jour de la fête des expiations pour se protéger de la mort :

 

"Il prendra un brasier plein de charbons ardents ôtés de dessus l'autel devant l'Eternel, et de deux poignées de parfum odoriférants en poudre ; il portera ces choses au-delà du voile ; il mettra le parfum sur le feu devant l'Eternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point." (Lévitique 16.12, 13)

 

Symboliquement, le jour de la fête des expiations (Lévitique 16), le sacrificateur portait sur lui tous les péchés qu'avait commis le peuple d'Israël pendant l'année qui s'achevait. Le sacrificateur devait entrer dans le lieu très saint du sanctuaire pour accomplir le rite d'expiation sur le propitiatoire, c'est-à-dire le couvercle de l'arche.  Le témoignage (Cf. Exode 25. 16 ; 31.18 ; Deutéronome 4.13) étant dans l'arche, donc en dessous du propitiatoire, il mettait en évidence les péchés du peuple ("Le péché est la transgression de la loi" 1 Jean 3.4). La nuée du parfum protégeait le sacrificateur de la conséquence du péché, c'est-à-dire de la mort, lorsqu'il était mis en présence de Dieu ("Car le salaire du péché, c'est la mort" Romains 6.23).

 

3. La parfum comme moyen d'expiation :

 

Suite à une révolte dans le désert, Moïse a demandé à Aaron de prendre du parfum et d'aller vers le peuple pour faire l'expiation afin d'arrêter le fléau qui entraînait la mort du peuple :

 

"Aaron prit le brasier, comme Moïse avait dit, et courut au milieu de l'assemblée ; et voici, la plaie avait commencé parmi le peuple. Il offrit le parfum, et il fit l'expiation pour le peuple. Il se plaça entre les morts et les vivants, et la plaie fut arrêtée." (Nombre 16. 47-48)

 

IV. Les parfums dans le livre de l'Apocalypse :

 

1. Les coupes de parfums :


"Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints." (Apocalypse 5.8) 

 

2. La fumée des parfums :

 

"Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or ; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offre, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône. La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu." (Apocalypse 8.3, 4) 

 

Les parfums et la fumée des parfums représentent symboliquement les prières des saints. Les saints sont les croyants : "à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur" (1 Corinthiens 1.2) 

 

V. La prière voulue de Dieu :

 

Tous ces textes que nous venons de présenter sont en rapport étroit avec la prière ; Jésus a donné de nombreux enseignements qui correspondent à cette vision de la prière rattachée au sanctuaire :

 

1. La prière est une forme d'abandon total à Dieu comme le symbolisent les holocaustes et les requêtes qui pouvaient y être associées :

 

"Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien." (Matthieu 6.9-11)

 

Dans la prière dominicale, Jésus met Dieu à la première place. Ce sont ses intérêts qui sont mis en avant, son nom, son règne, sa volonté. En acceptant de m'associer à cette prière et en la vivant chaque jour, je soumets toute ma vie à Dieu en lui abandonnant tout.

 

Que vient faire la demande de notre pain quotidien dans cette prière ?

 

Si ma consécration est totale à Dieu, Jésus m'enseigne que je peux alors demander à Dieu de s'occuper de mon pain quotidien.

 

Jésus a rappelé exactement ce qu'il voulait nous faire vivre en priant de cette manière :

31 "Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? 32 Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. 33  Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. 34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine." (Matthieu 6.31-34)

 

2. La prière et le pardon :

 

Le pardon était au cœur du sanctuaire d'Israël avec les innombrables sacrifices qui y étaient offerts. Le pardon est mis au centre de la prière, par Jésus, afin que nous soyons non seulement réconciliés avec Dieu mais aussi avec les hommes. Il demande de nous délivrer du mal pour que nous connaissions la véritable liberté:


"Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;  ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin." (Matthieu 6.12, 13)  

 

3. La prière de louange :


"Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !" (Matthieu 6.13)

 

Louer Dieu, c'est avant tout reconnaître sa grandeur.

 

Les sacrifices d'actions de grâces, de paix, de reconnaissance et de louange par les offrandes ou les sacrifices d'animaux qui étaient offerts dans le temple, annonçaient à l'avance le don suprême que Jésus a consenti pour montrer la grandeur de Dieu.

 

La louange est une manière de manifester notre reconnaissance pour le sacrifice que Jésus a consenti pour que nous puissions nous approcher de Dieu :


"Par lui [Jésus], offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom." (Hébreux 13.15) 

 

4. L'aide à la prière :

 

Les sacrificateurs soutenaient les Israélites dans leurs prières en accomplissant les rites qui accompagnaient leurs sacrifices, et en offrant les parfums le matin et soir pour l'ensemble du peuple. Cette assistance dans la prière nous est tout aussi offerte par Jésus :


24 "Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible. 25 C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. 26 Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, 27 qui n'a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même." (Hébreux 7.24-27)

 

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