Pyramides, temples, tombeaux ont été construits ou creusés le long du Nil pendant des siècles pour en faire des demeures d'éternité. Aujourd'hui encore, on peut admirer ces impressionnantes constructions. Les Égyptiens croyaient en une vie après la mort et ils préparaient avec soin leurs demeures éternelles. En plusieurs points, les croyances des Hébreux sur la vie de l'au-delà sont identiques à celles Égyptiens. Mais pourquoi n'existe-t-il pas, chez les Hébreux, de pyramides ou de tombeaux artismenent travaillés et décorés comme en Égypte ?

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Résumé de la conférence

LE MYSTÈRE DE LA MORT ET L’ÉTERNITÉ

L’ÉVOLUTION DE LA SÉPULTURE ÉGYPTIENNE

Les recherches archéologiques ont permis de découvrir les plus anciennes tombes égyptiennes. Le mort était placé en position contractée dans une simple excavation dans le sol surmontée d’un tertre marquant l’emplacement de la tombe. Quelques objets personnels ainsi que des offrandes étaient placés à côté du corps. Rapidement, les Égyptiens se rendirent compte que ce type de tombe ne pouvait pas résister à l’éternité. Elle ne pouvait devenir la « demeure éternelle » du défunt.

Dès les premières dynasties, nobles et rois commencèrent à solidifier le tertre primitif en établissant à la place une construction de petite hauteur réalisée en brique crue, et plus tard en pierre. Ce type de tombeau est appelé « mastaba ».

Avec le temps, les hommes ont donné plus d’importance à cette « demeure éternelle » et plusieurs pièces furent ajoutées. C’était un véritable appartement.

En 2700 avant notre ère, le pharaon Djéser, avec son architecte Imhotep, conçurent un mastaba beaucoup plus grand qui devint, après plusieurs transformations, la première pyramide : la pyramide à degrés. Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie, cinquante ans environ après le pharaon Djéser, reprend la technique des mastabas superposés les uns sur les autres pour édifier sa première pyramide à Meidoum. Il entreprit la construction d’une autre pyramide à Dachour. On ignore la raison pour laquelle cette pyramide, appelée la « pyramide rhomboïdale », a été construite avec deux pentes d’inclinaison différente. Elle était entièrement recouverte d’une pierre lisse calcaire. Probablement non satisfait de ces deux premières constructions, le pharaon entreprit la construction d’une troisième pyramide sur le site de Dachour. Cette fois les architectes approchaient de la forme idéale recherchée.

Khéops, fils de Snéfrou, réussit à construire la pyramide aux formes parfaites, avec une base carrée et recouverte d’un revêtement calcaire qui a disparu aujourd’hui. Sur le plateau de Gizeh, à côté de la grande pyramide, les pharaons Khéphren et Mykérinos ont également fait construire la leur.

Avec l’affaiblissement du pouvoir des pharaons de l’Ancien Empire, les pyramides sont devenues de plus en plus modestes. Les pyramides d’Ounas et de Téti sur le site de Saqqarah sont néanmoins célèbres pour les textes des pyramides qu’elles contiennent. Il s’agit de textes rituels, de formules magiques, de prières destinées à assurer au souverain défunt la jouissance des offrandes, l’assistance contre les mauvais génies et les serpents dont le monde infernal est rempli. Ces écrits préservaient le défunt de la mort définitive.

Sous le Nouvel Empire, les rois et les reines n’auront plus de pyramides, ils seront ensevelis dans la vallée des rois et des reines, à l’ouest de Thèbes.

CONCEPTION DE L’HOMME EN ÉGYPTE

Pour les Égyptiens, l’être était composé de plusieurs éléments dont les principaux étaient le corps, le ka et le ba. Le corps n’avait pas le caractère irremplaçable qu’a le nôtre. À la mort, le ka quittait le corps pour habiter la statue ou la peinture représentant le défunt. Ces représentations permettaient d’assurer sa survie. Maspéro expliquait le ka en disant qu’il était le « double ». En fait, il représentait l’ensemble des qualités, la personnalité. Mourir, c’était donc passer à une autre forme d’existence. C’était un changement de forme de vie et non une cessation de vie.

Le ba avait un caractère plus intellectuel que le ka. C’était un peu la conscience de l’être. Il se déplaçait dans la tombe, il pouvait aller dans le monde des vivants mais il devait pouvoir réintégrer le corps s’il en avait envie. C’est la raison pour laquelle les Égyptiens pratiquaient la momification.

 LES CÉRÉMONIES RELIGIEUSES ET LEURS RAISONS D’ÊTRE

Pour les Égyptiens, la mort n’est pas une fin, au contraire, on pourrait même dire que la mort c’est l’espoir, l’espoir d’une autre vie qui serait peut-être meilleure. Christiane Desroches Noblecourt a écrit ces quelques lignes au sujet de la conception de la mort chez les Égyptiens : « Pour tout Égyptien, la mort est la transformation souhaitée, le passage qui mène à la vraie vie, la vie éternelle ; ce n’est pas une fin, mais la transition inévitable, presque désirée, au cours de laquelle on doit veiller à ce que le voyage s’effectue dans les meilleures conditions pour accéder à l’immortalité. L’aménagement de la tombe était la préoccupation essentielle. » (« Vie et mort d’un pharaon » p. 216). Cependant cette pensée doit être nuancée car les Égyptiens redoutaient aussi la mort, certaines déclarations montrent qu’elle était haïe. Les Égyptiens pensaient que l’au-delà était aussi habité par des puissances hostiles.

Il est néanmoins très clair que les Égyptiens avaient une réelle soif de vivre, de vivre éternellement. Cette aspiration qui apparaît aussi chez tous les autres peuples de la terre trouve une explication dans un texte du livre de l’Ecclésiaste, conservé dans la Bible, dont l’auteur est le roi Salomon : « (Dieu) a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité. » (Ecclésiaste 3.11 – La Bible Segond 1910)

Les Égyptiens ont expliqué le passage à la vie dans l’au-delà avec la légende d’Osiris, ce dieu bon qui fut tué par son frère Seth. Celui-ci découpa le cadavre d’Osiris en morceaux et les dispersa dans toute l’Égypte. L’épouse d’Osiris, Isis, réussit à retrouver et rassembler tous les morceaux du corps de son mari et, avec l’aide d’Anubis, elle les maintint avec des bandelettes de tissu : c’est l’origine de la momification.

Malgré ses nombreux pouvoirs, Isis fut incapable de ramener Osiris à la vie. Il devint le dieu de l’au-delà, le monde où les autres dieux n’avaient qu’un droit de transit lorsque la barque solaire y pénétrait la nuit.

Après la mort, il était donc possible à tous de rejoindre Osiris pour passer l’éternité dans l’autre monde mais pour cela il y avait un processus à suivre.

La première étape du retour à la vie se faisait pendant la momification qui durait 70 jours. Cette pratique était faite dans le but de revigorer le cadavre du défunt. L’atelier de la momification s’appelait « la maison de la vigueur ». Le verbe embaumer pourrait être traduit par « redonner vigueur » ou « vitalité ». La dernière phrase du rituel de l’embaumement était : « Tu revis, tu revis pour toujours, te voici de nouveau jeune à jamais ».

Revêtue de son masque funéraire, la momie était placée dans le sarcophage. Le transport jusqu’à la tombe se faisait en barque sur le Nil où plusieurs cérémonies avaient lieu, puis sur les canaux ; enfin le sarcophage était tiré sur une sorte de traîneau pour atteindre la sépulture.

Dans la tombe, il fallait procéder aux cérémonies « d’ouverture de la bouche et des yeux », pour redonner au défunt l’usage de ses sens.

L’ensemble des cérémonies et les formules magiques étaient inscrits sur le livre des morts. Avant de laisser le défunt dans sa « demeure éternelle », les serviteurs apportaient le mobilier funéraire, les offrandes, les statues : tout ce dont le défunt aurait besoin pendant sa vie dans l’au-delà. Puis la tombe était scellée. Le défunt pouvait commencer sa nouvelle vie.

Son voyage dans l’au-delà était parsemé d’embûches avant de parvenir au royaume d’Osiris. Les divinités représentées sur les parois de la tombe le conduisaient en assurant sa protection.

Avant de comparaître devant Osiris, le défunt devait être jugé. Son cœur, siège de l’intelligence, devait être en équilibre avec la justice, symbolisée par la plume représentant la déesse Maât, déesse de la justice, elle présidait au jugement. Thot, le scribe divin, enregistrait la sentence. Le monstre Ammout était prêt à dévorer le défunt si celui-ci était reconnu coupable. Le défunt prononçait alors une déclaration d’innocence. Voici celle de Béki, directeur des greniers du pharaon sous le Nouvel Empire :

« Je fus un homme droit et juste, exempt de déloyauté, qui a placé Dieu dans son cœur, instruit de sa puissance. Je suis arrivé à cette cité d’éternité après avoir fait le bien sur la terre. Je n’ai pas provoqué d’affliction. On n’a pas eu à me faire de reproches. Mon nom n’a jamais été prononcé en aucune circonstance abaissante, à propos d’un défaut quel qu’il soit. Je me réjouis de dire Maât, car je sais qu’elle est utile pour qui la pratique sur terre de la naissance au trépas et que c’est une défense solide pour qui l’a dit, en ce jour où il parvient au tribunal qui juge le misérable et découvre le caractère, punit le coupable et décapite son âme. J’existe comme un être irréprochable sans accusateur et sans qu’il y ait un péché de ma part devant eux, de façon que je sorte de là triomphant, en tant que loué au milieu des imakhou qui sont passés à leur ka. » (« Dieux et hommes en Égypte » – Christiane Zivie-Coche, p. 185)

Cette déclaration d’innocence et toutes les formules magiques qui l’accompagnaient étaient destinées à contraindre les dieux à faire accéder le défunt à une destinée éternelle.

Après le jugement, le défunt recevait le collier de la justice des mains de Maât. Il était alors justifié, purifié. Il pouvait entrer dans le royaume de l’occident. Le défunt innocent apportait ensuite ses offrandes à Osiris qui seul pouvait permettre à quelqu’un d’entrer dans son royaume. À ce stade, le défunt avait atteint l’état de perfection. Désormais, il était en droit de réclamer un culte et la pérennité de son nom. La vie éternelle commençait. Le défunt revivait alors une vie semblable à celle qu’il avait connue sur la terre.

Tous ces rites, toutes ces formules magiques, ces statues, ces amulettes, ces peintures avaient pour objet de faire passer le défunt par une sorte de résurrection en lui permettant d’accéder à une vie nouvelle qui serait éternelle. Une éternité qui se comptait en millions d’années car dans la conception égyptienne, un jour, hommes et dieux retourneront dans la non-existence.

Arrivé à ce point, on ne peut s’empêcher de faire quelques comparaisons avec la Bible.

LE JUGEMENT

La Bible affirme par exemple dans l’Ancien et le Nouveau Testament, qu’il y aura un jugement : « Dieu jugera le juste et le méchant, car il y a là un temps pour toute chose et pour toute œuvre. » (Ecclésiaste 3.17 – La Bible Segond de Genève 1979)

Dans un texte de l’évangile de Jean, Jésus s’adresse à ses disciples en disant : « Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. » (Jean 5.28, 29 – La Bible Segond de Genève 1979)

Le livre de l’Apocalypse n’est pas étranger à l’idée que quelqu’un a écrit dans un livre les actes des êtres humains : « Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. » (Apocalypse 20.12 – La Bible Segond de Genève 1979)

LA BIBLE ET L’IMMORTALITÉ

La Bible enseigne aussi la doctrine de l’immortalité : « (Dieu), qui rendra à chacun selon ses œuvres : réservant la vie éternelle à ceux qui, […] cherchent […] l’immortalité. » (Romains 2.6, 7 – La Bible Segond 1910)

Les tombes des Israélites sont simples. Aucune représentation sur les murs, aucun culte n’est fait aux morts. Pour eux, la mort est un sommeil, d’après le plus ancien livre de la Bible : « L’homme meurt et il perd sa force ; l’homme expire ; et alors où est-il ? […] Ainsi l’homme se couche, et il ne se relèvera plus, il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront, il ne sortira pas de son sommeil. » (Job 14.10, 12 – La Bible Segond 1910)

Le psaume 13.4 apporte le même enseignement au sujet du sommeil de la mort en utilisant l’expression « le sommeil de la mort ». La Bible enseigne qu’après la mort, il y a un état d’inconscience totale de l’homme. Aucune survie n’est envisagée par les auteurs de l’Ancien Testament. Mille ans avant notre ère, le psalmiste écrivait : « Ce ne sont pas les morts qui louent l’Éternel, ni aucun de ceux qui descendent dans le lieu du silence. » (Psaume 115.17 – La Bible Segond révisée – Colombe)

Envisageant la fin du monde, le prophète Daniel explique ce qu’il adviendra des hommes : « En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront les uns pour la vie éternelle, les autres pour l’opprobre et la honte éternelle. Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme des étoiles, à toujours et à perpétuité. » (Daniel 12.1-3 – La Bible Segond 1910)

Dans le Nouveau Testament, l’évangile de Jean nous rapporte la pensée de Jésus à propos de la mort : « Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller. Les disciples lui dirent : Seigneur, s’il dort, il sera guéri. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort. » (Jean 11.11-14 – La Bible Segond 1910)

RÉSURRECTION ET VIE ÉTERNELLE

Pour les Égyptiens, Osiris est le dieu de la résurrection qui est symbolisée par un scarabée sous forme d’amulettes et de bijoux déposés près des défunts ou représenté sur des peintures murales dans les tombes. Osiris était un dieu vivant mis à mort et ressuscité. Grâce à sa résurrection, il était devenu le dieu sauveur, celui qui donne la vie éternelle.

La Bible nous enseigne que cette résurrection et la vie éternelle sont en Jésus-Christ qui a affirmé : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. » (Jean 11.25 – La Bible Segond de Genève 1979)

Les écrits du Nouveau Testament attestent que l’Église chrétienne a gardé fidèlement la croyance que la mort est un sommeil. Grâce à la résurrection, les êtres humains se réveilleront de cet état d’inconscience et le monde sera jugé :

« Nous ne voulons pas frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui–même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.13-17 – La Bible Segond 1910)

L’apôtre Paul ajoute lors de son discours à Athènes : « (Dieu) a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts.  » (Actes 17.31 – La Bible Segond 1910)

DES RESSEMBLANCES, DES DIVERGENCES : POURQUOI ?

Il y a manifestement des parallèles entre la religion égyptienne et la Bible et par conséquent le christianisme. Mais les divergences sont si considérables dans la conception de l’au-delà et la manière dont il faut l’atteindre, qu’il est évident que ces deux manières d’approcher la vie après la mort sont en totale opposition.

L’Égyptien redoute la mort. Pour lui, les menaces, les luttes, les combats ne sont pas terminés. Il est épouvanté par l’idée de retourner dans l’état de non-existence, d’où la nécessité de s’entourer de mille formules magiques et d’amulettes pour assurer sa survie dans un monde infernal. On peut se demander si cette conception de la vie dans l’au-delà apportait véritablement la paix.

Le Dieu de la Bible nous propose d’entrer dans le repos (Cf. Hébreux 4.3), dans un monde de paix et de justice : « (Dieu) essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21.4 – La Bible Segond 1910)

Une seule condition est requise : notre foi. Une foi vivante et conséquente qui se manifeste par une vie quotidienne dans ce monde en harmonie avec les principes divins. Le seul combat qui doit être mené est celui de la foi. Voici ce que Paul déclare : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée. » (2 Timothée 4.7, 8 – La Bible Segond de Genève 1979)

Au terme de son existence terrestre, l’apôtre avait l’assurance et la confiance qu’il entrerait dans le royaume de paix, de justice et d’amour promis par Dieu. Son combat était terminé.

Comment expliquer ces conceptions à la fois parallèles et contradictoires entre la Bible et l’Égypte antique ?

Nous pouvons dire que la Bible dans son ensemble répond à cette question de la manière suivante : Comme Dieu a placé dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité, il y a aussi mis un idéal de justice, d’amour, ainsi qu’une aspiration profonde à la paix et à l’harmonie.

Dès l’aube de l’Histoire, ces conceptions élevées étaient connues de tous et révélées à tous ainsi que les vérités touchant aux questions existentielles. Puis, à cause de l’orgueil des hommes qui rejetèrent Dieu d’une part et par le fait de la transmission orale d’autre part, ces vérités se modifièrent, s’altérèrent, se transformèrent. Finalement, les Égyptiens ont imaginé ce qui passerait après la mort car ils ne pouvaient se résoudre à disparaitre pour toujours tellement le désir de vivre était ancré en eux.

En Israël, les vérités divines ont été données et conservées par une révélation écrite. De différentes manières, Dieu a permis à ces vérités d’être conservées sans altération à travers l’histoire de l’humanité jusqu’à nos jours car il « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Timothée 2.4 – La Bible Segond 1910)

Cette révélation a également évité aux Hébreux d’élever de simples mortels, fussent-t-ils des rois, au rang de divinité. Il y a donc parenté entre la religion égyptienne et la Bible, mais si nous voulons vraiment comprendre le mystère de la mort et de l’éternité, en ce qui nous concerne personnellement, seule la Bible, Parole du Dieu éternel, pourra nous donner les réponses que nous cherchons et qui répondront pleinement à nos aspirations.

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